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Chroniques F.L.Vitti - Heat
Chers fans du Site, bonjour !
Tout d’abord, un mot d’excuse pour cette absence prolongée. Sincèrement désolé, en effet, beaucoup de projets étant en suspens, cette année a permis la consécration de certains. (création d’un Site, projets ciné, courts-métrages, etc.)…Désormais de retour, préparez-vous à lire et découvrir la version Vitti des futures chroniques du Site ! Merci donc à tous d’avoir patienté, en espérant que la suite prévue vous plaira.
Je viens de revoir HEAT. Savez-vous que ce film est une légende rien qu’à son titre ?.. 15 ans. Bientôt 15 ans que ce film fit son apparition pour la première fois sur vos écrans ciné. - Chef d’œuvre ! – Extraordinaire interprétation que nous livrent chacun de ces acteurs figurant au casting.
La médaille du talent optimal revient bien évidemment aux 2 protagonistes principaux, que sont Al Pacino et Robert De Niro. Presque peut-on frôler la sensation de la touche personnelle qu’implique Pacino à son personnage. Autant par sa démarche, qu’à son style, son parlé, ses réactions, ses spontanéités, sa stratégie d’intensité qui règne, et qu’on peut déceler à n’importe quel moment où vient se poser la caméra du Réalisateur, sur le regard caféiné de Pacino. De Niro lui, adopte ici un jeu plus calme, plus serin. Mais il n’en est pas moins l’animal que l’on peut ressentir, observer tel un fauve pouvant sortir de sa tanière à tout moment, bondir sur la proie que représentent ses ennemis tels que Waingro ou encore Van Zant. Il reste calme, silencieux dans sa démarche, préservant toute sont élégance telle une noire panthère visant son futur festin.
Scène mythique, extrêmement professionnelle, si bien qu’aucune répétition n’ait été nécessaire. Débriefing du réalisateur et ami Michael Mann, oreilles attentives des 2 acteurs ; silence, moteur action ! et hop c’est PARTI !! La concentration tellement présente sur le plateau, que Mann décide d’enchainer. Les yeux rivés l’un sur l’autre, décryptant chaque geste de l’adversaire. Il n’y a que 2 hommes sur toute la pièce, envahissant même jusqu’au décor et coulisses. Silence religieux dès l’entrée en scène des 2 acteurs. Mann filme volontairement les 2 stars indépendamment, laissant entrevoir l’épaule du flic, le temps d’une réplique du brigand, jusqu’au prochain dialogue de Hanna, lui résumant sa vie de couple désastreuse, quasi identique à celle de Mc Cauley… « on est là, face à face, dans ce café. Mais si demain, je dois choisir entre toi ou une femme dont tu feras la veuve…. J’hésiterais pas. » Et De Niro enchaine, lui répliquant avec ce même regard : « oui, mais il y a le revers de la médaille... » Les fans connaissent la suite… - Scène d’embuscade – Vous aimez les films d’actions. Vous aimez la qualité, l’image, le charisme, le son ! Bouton -On- de votre lecteur, son digital à fond, et passez directement à la scène d’embuscade. Aussi pointilleux soit-il, cette scène est LA scène d’action à ne pas rater, et à enregistrer parmi toutes les meilleurs scènes de fusillade de tous les temps. Il n’y a, plus rien à redire…- Le face à face de fin – La scène finale, tellement intense, que toute l’équipe technique, aussi passionnée par leur travail que par ces 2 monstres, a du faire silence radio jusqu’à la poigne légendaire, de Toute la scène finale se déroule dans une obscurité moralement noire ; et intense ! Passionnés, vous ne pouvez que savourer ce moment plus qu’excellent, plus que mythique, que nous livrent nos 2 héros. Cette poigne, ces deux mains liées, cette amitié impossible, cette scène est tellement forte, que vous seriez prêts à débourser plus d’un million, ne serait-ce que pour être présent lors de ce tournage. Michael Mann fait tout pour préserver l’alliance mythique des 2 stars en ne les filmant jamais tous les 2 de face. Qu’une seule et unique conclusion surgit lorsque passe le générique de fin, quand bien même vous êtes encore confortablement installés au fin fond de votre fauteuil, les yeux encore rivés sur l’écran laissant apparaître les Noms des assistants sons et lumière... : « Heat, CHEF D’OEUVRE ! » - Les acteurs et seconds rôles – Bien sûr, chaque acteur a sa part d’audience qualitative dans ce film. Val Kilmer, imprégné de son personnage du début à la fin, calme aussi, serein, et surtout très pro. Tom Sizemore, brute épaisse pour qui ne compte que l’action ! Ses déboires avec la justice dans sa vie sociale se font légèrement ressentir à travers les traits de son personnage Michael Cheritto. Danny Trejo, gueule de racaille fidèle à l’équipe Mc Cauley ; d’ailleurs recruté principalement pour ses défauts judiciaires retrouvés dans son casier… John Voight, papa de la subliminale Angélina Jolie dans la vie, - avec qui l’amour familiale ne semble pas trop être de leur ressort - le père spirituel, le guideur, le pseudo commandant, le directeur ; chef de projet, bref, le talentueux qui n’est plus à préciser. C’est Edward Bunker, un écrivain qui était un ancien cambrioleur des années 60, qui inspira Voight pour son rôle. Niveau flics, les excellents seconds rôles tels que Wes Studi, Ted Levine et Mykelti Williamson (sergent Drucker), que l’on peut griller en train de sourire sous l’improvisation – « légèrement » - exagérée de Pacino lors de la scène de l’arrestation-chantage du VRP Marciano (l’acteur Hank Azaria). La femme de Kilmer, interprétée par Ashley Judd, garde toute son émotion intérieure, laissant apparaitre son naturel qui aurait fort plu à Monsieur De Niro, auquel on prête une liaison durant le tournage. Pour les connaisseurs, se joint à la distribution notre cher Ralph (Xander Berkeley), l’ampiéteur du canap’ et appart’ post-modern de Hanna, célèbre aux Etats-Unis pour plusieurs séries et principalement en tant qu’animateur. - Origines – L’histoire n’aurait jamais débuté si Michael Mann n’en était pas fan. A l’origine de ce remake, le téléfilm L.A. Takedown, qu’il réalisait aussi, en 1989. Le rôle de De Niro était tenu par Michael Rooker, et celui de Pacino, par Scott Plank. Neil Mc Cauley, personnage de De Niro, a bel et bien existé. Il fut tué en 1964 suite à un braquage d’un supermarché. Le personnage d’Hanna fut, quant à lui, inspiré du véritable flic Chuck Adamson.
Lors d’une scène - retirée au montage – où Pacino se shootait à la coke, Michael Mann fit totalement confiance en son jeu, le laissant exagérer, tentant une approche plutôt excentrique que sauvagement calme. Pacino décida malgré tout de se focaliser sur cette idée pour toute la durée du tournage, créant ainsi une atmosphère animale de son personnage, pris du début à la fin dans cette hargne complètement loufoque, plongeant ainsi le spectateur dans une jungle irréversible, à travers les lumières urbaines de Los-Angeles. A chacune des scènes en sa présence, il ne peut s’empêcher de faire don de son jeu improvisé, respectant malgré tout son texte de base, tout en en rajoutant quelque peu, par ci par là ; comme la plupart de ses films… Pacino, plus qu’un acteur, un maitre, un idéal cinématographique, un mythe, une légende… Date de création : 03/11/2009 • 00:12 Réactions à cet article
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